10 raisons pour lesquelles il est difficile de quitter quelqu’un de maltraitant

Source :discussingdissociation.com – 10 reasons why it’s hard to leave perpetrators

Quitter les personnes qui nous ont maltraité.

S’éloigner des méchants.

Mettre de la distance entre vous et la ou les personnes qui vous ont blessé, peu importe qui elles sont.

C’est un point important du processus thérapeutique pour la plupart des survivants de traumatismes : la sécurité. Se protéger des gens qui blessent votre esprit, votre corps, votre âme et votre volonté.

Les survivants de traumatismes doivent composer avec une enfance passée à apprendre à rester avec ceux qui les maltraitaient, à leur faire plaisir, à leur obéir. Ces survivants ont très clairement été entraînés à ne pas partir par leurs agresseurs – à ne jamais partir. Aïe !

Ceux qui ont survécu à de la violence familiale, souvent chronique, ont également dû vivre pendant des années dans la même maison que leurs agresseurs, que les personnes qui les maltraitaient.

Nous savons tous que la sécurité est quelque chose de positif, quelque chose que nous sommes supposés vouloir et désirer. Alors pourquoi est-ce si difficile de s’éloigner des gens qui nous blessent ? Voilà quelques raisons, mais il en existe d’autres…

1. L’agresseur est quelqu’un d’important dans votre vie.
Il est plus facile de quitter une personne méchante lorsqu’elle est quasiment une étrangère, mais quand c’est quelqu’un d’important pour vous – un père, une mère, un frère, une sœur, un mari, une femme, un oncle, une tante, un voisin, un ami d’enfance… – alors cela devient beaucoup plus compliqué. Plus cette personne aura été importante, plus ce sera difficile.

2. L’agresseur peut être quelqu’un que vous aimez et dont vous vous préoccupez.
Ce fait est possible. Ça arrive souvent d’avoir des émotions positives à l’égard de quelqu’un qui vous blesse. Ça crée un gigantesque conflit intérieur et peut donner la sensation d’être dans une relation basée sur l’amour/haine. Il est très difficile de quitter quelqu’un qui vous maltraite lorsque vous avez passé des années à l’aimer, à vous sentir connecté à lui, parfois suite à des années de vie ensemble.

3. Vous pouvez vous sentir lié à l’agresseur à différents niveaux.
La personne qui vous maltraite peut s’être impliquée dans votre vie de plusieurs façons. Elle peut être un membre de la famille, un ami, vous aider financièrement, vous aider avec votre maison, votre voiture, tout ça en même temps. Plus la personne qui vous maltraite cumule les rôles auprès de vous, plus il sera difficile de la quitter.

4. Vous pouvez ne pas avoir suffisamment de ressources de votre côté pour quitter votre agresseur.
Avez-vous votre propre maison, un lieu où vous réfugier ? Avez-vous votre propre voiture, votre propre moyen de transport ? Avez-vous un salaire, une rentrée d’argent qui ne dépende pas de lui ? Si vous quittez la personne qui vous maltraite, avez-vous un endroit sûr où vivre ? Sans lui, seriez-vous à la rue, sans toit et sans argent ? Moins vous avez de ressources vous appartenant, plus il est difficile de partir.

5. Vous pouvez ressentir de la compassion, comprendre et avoir une certaine tolérance envers les problèmes de santé physique ou mentale de votre agresseur.
Beaucoup d’agresseurs ont des problèmes de santé physiques et mentaux avec lesquels ils se débrouillent seuls. Pour les survivants qui sont empêtrés dans leurs liens d’attachement profond avec leurs agresseurs, leur préoccupation sincère pour la santé et le bien-être de l’autre personne peut rendre le fait de partir beaucoup plus difficile. Prendra-t-il son insuline comme il faut ? Prendra-t-il ses médicaments de façon régulière ? Mangera-t-elle correctement ? L’agresseur sera-t-il capable de s’en sortir ?

6. Si vous partez, votre agresseur pourrait risquer de s’automutiler ou se suicider.
Certains agresseurs se débattent tellement avec des problèmes de santé mentale et de véritables tourbillons d’émotions que vous perdre pourrait les laisser vulnérables au risque de se mutiler, voire de se suicider. Cela ne signifie absolument pas que le survivant est responsable de ces actions, que c’est de sa faute. L’agresseur est entièrement responsable de ses propres choix, ce qui inclut le suicide et la mutilation. Cependant, cette réalité est difficile à percevoir dans beaucoup de cas, et certains survivants pourraient avoir besoin d’en prendre conscience, d’analyser ce fait et de résoudre ce conflit envers eux-mêmes avant d’être capables de quitter leur agresseur.

7. Vous pourriez ne pas réaliser que la violence est vraiment de la violence, que l’agresseur est vraiment un agresseur.
Pour certains survivants de violences chroniques s’étalant sur une longue période, cette situation est devenues normale, tellement normale qu’ils ne voient même plus que c’est de la violence. Cela arrive à tout le monde, non ? Toutes les familles fonctionnent comme ça, n’est-ce-pas ? La réponse est non, absolument pas ! Beaucoup de survivants de violences chroniques ont besoin d’un accompagnement intensif, d’une thérapie et d’une aide émotionnelle de façon à pouvoir comprendre ce qui est ou n’est pas un comportement sain, afin de pouvoir ensuite quitter leur agresseur.

8. Quand vous avez l’espoir que votre agresseur cessera d’être violent.
C’est un scénario difficile. Une fois qu’un survivant se retrouve empêtré dans une relation avec une personne violente pour qui il éprouve une réelle affection, il pourrait avoir l’espoir, la croyance ou une raison de se dire que l’agresseur finira par changer. Beaucoup d’agresseurs sont connus pour fonctionner de manière cyclique : ils sont violents, présentent leurs excuses, mais ne changent jamais vraiment durablement. D’autres agresseurs peuvent commencer à comprendre que leur comportement est inadapté et travaillent dur pour le modifier. S’il vous plaît, soyez attentif et faites attention afin de faire la différence entre ceux qui utilisent cette approche pour vous manipuler, et ceux qui essaient réellement de trouver de l’aide et de s’améliorer.

9. Vous pourriez avoir trop peur de quitter votre agresseur.
Les agresseurs peuvent être des gens très écrasants, contrôlant, violents et dangereux. Ils veulent vous faire du mal. Ils l’ont prouvé plus d’une fois. Votre agresseur pourrait vous avoir déjà clairement menacé de vous faire du mal, de faire du mal à vos proches ou pourrait en être capable si jamais vous le quittez. Votre peur pourrait être totalement légitime et ancrée dans des éléments réels, et il pourrait être nécessaire que vous créiez un plan de secours détaillé, ou une stratégie de fuite, avant de tenter d’échapper à votre situation. Pour réellement s’extirper d’une relation violente, vous devez avoir un plan de prêt, des solutions réalistes en réponse aux peurs que vous éprouvez.

10. Vous pourriez vous sentir trop seul, trop impuissant, trop jeune, trop vulnérable pour quitter votre agresseur.
Si vous êtes dans une relation de violence, si vous êtes blessé et vous vous sentez menacé, sachez qu’il existe beaucoup de conseillers et de thérapeutes qui peuvent vous aider ; des associations qui peuvent vous accompagner dans votre décision de quitter votre agresseur. Vous pourriez avoir besoin d’une thérapie pour consolider vos ressources internes, devenir plus fort pour vous défendre face aux violences, pour pouvoir reconnaître la violence comme telle, ainsi que la façon négative dont elle affecte votre vie.

Vous n’êtes pas obligé de rester en contact avec un agresseur.
Vous n’êtes pas obligé de vivre une vie de violence et destruction.
Vous n’êtes pas obligé d’être regardé ou touché de façon inappropriée par votre famille.
Vous n’êtes pas obligé de subir des violences sexuelles, physiques, psychiques, verbales ou émotionnelles.

Vous méritez une vie saine, libre, une vie agréable. Ce n’est pas parce que vous êtes habitué à la noirceur de vos agresseurs que vous devez rester attaché à eux.

Le choix est le vôtre, peu importe ce que vos agresseurs ont pu vous dire : vous pouvez partir et vous ne méritez pas la violence qui est présente dans votre vie.

Et quand vous serez prêt à partir, il y a des gens qui peuvent vous aider.

Vivez votre vie, soyez heureux et en sécurité !

Je vous souhaite sincèrement de trouver la sécurité au cours de votre guérison.

Chaleureusement,
Kathy

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